Mes chers lecteurs, je suis vraiment heureux de partager avec vous cette très stimulante expérience des « vases communicants », à laquelle je participe aujourd’hui, vendredi 1 février 2013, pour la première fois.

Je considère un grand honneur avoir été admis dans le cercle de vases communicants. Cela est aussi un vrai plaisir pour moi, parce que le blog jumeau avec qui j’ai l’occasion d’échanger est celui de Giovanni Merloni (http://leportraitinconscient.com).

Il ne sait pas encore que je suis beau-père d’une belle Italienne à cheveux noirs. Mon fils chanceux et elle ont deux fils avec des prénoms Italiens.  Jan, en Italien, est Giovanni. Donc, nous sommes des vrais vases communicants.

En quoi consiste l’expérience des « vases communicants », lancé par Le tiers livre et Scriptopolis ?  Le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement…  Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre. La liste complète des participants est établie grâce à Brigitte Célérier.

Comme vous verrez, aujourd’hui mon post « L’Ovocyte X (9) » sera publié sur leportraitinconscient.com tandis que sur mon blog  vous trouvez ci-dessous une poésie et un dessin de Giovanni Merloni :

 

032_Sa maison redevient centre (1976)

Sa maison redevient centre
le centre du monde. Un lieu
où l’on peut dire : celle-ci est ma vie.

Entraîné par une fleur j’ai couru
lui donner un joli chiot chaud.

La déchirure de son cœur
devait s’être étendue
en une longue blessure grise
(mais, on ne se voit pas tellement :
le rose se marie au rouge
le céleste au noir).

Emporté par de mots
désorganisés, par une furie
que je ne savais pas refouler,
j’allais chez elle
(pourtant elle me comprendra,
même dans ma pagaille).

Dans sa douceur exquise
elle s’abandonne
sourit et rit, et mêle son regard
à la poussière blanche du soleil
à l’ombre envahissante
d’un autre.

Jusqu’à sa porte a couru mon enthousiasme
à sa porte fermée, aux glycines fanés
écroulés sur le gravier de l’allée de pluie.

Giovanni Merloni

écrit ou proposé par : Giovanni Merloni. Première publication et Dernière modification 1  février 2013

TEXTE ORIGINAL EN ITALIEN : http://wp.me/p343bA-6C

 

Print Friendly