Trop de mots, trop de noms, trop d’images, d’impressions.

Pas moyen de se défaire du superflu!
Le cerveau bourré de ce fouillis, j’ai peine
à me frayer chemin en quête d’un objet.
Telle quelle au prénom commençant par un L?
Le titre de ce roman relu récemment?
Stuart, tu te souviens? Oui, généralement,
Mais pour les numéros, même courants, zéro.
L’année de tel voyage? Date de l’accident?
Comment dit-on celà en russe? En français?

Mais voilà que sans préavis on l’obtient, son veu,
même — celà arrive—son cerveau-grenier
s’étend, n’a plus rien à cacher, et le trop-plein
de mots, de noms, d’images, d’impressions;
témoigne d’une vie richement vécue.

 

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