Dans les deux articles précédants, j’ai fait référence au double mariage du 13 juin 1905 à Kazimiersz Dolny, en Pologne, où était situé Wylagi, le domaine de la famille Sila-Nowicki. Ce jour là, Zofia et Stanislawa, tantes de Moussia, épousèrent Wladyslaw et Ignacy Dzierszynski. Nous avons déjà vu une photo de Moussia avec le chien Hector, prise pendant cette journée. André Dzierzynski m’a maintenant donné la permission de publier l’image ci-dessus, pour lui très privée et chérie, car Ignacy et Stanislawa étaient ses grand-parents. La photo fut prise devant la maison de Wylagi après la cérémonie dans l’église.

De gauche à droite, assis: Jozefina, épouse de Wiktor-Franciszek – la femme formidable qui éleva les quatre enfants du premier mariage de Wiktor ainsi que leurs cinq enfants – à l’âge de 64 ans. Le garçon contre elle est Julian, le frère de Moussia, à l’âge de 8 ans. Il figurera dans plusieurs articles à suivre. Au centre: le pater familias Wiktor-Franciszek, 92 ans (il mourut à 97 ans). À côté de lui, Wladyslaw Dzierzynski à l’âge de 24 et sa femme Zofia, 33. Assise aux pieds de Zofia : Moussia, 10 ans. Debout au centre: Ignacy Dzierzynski, âgé de 26 ans, avec sa femme Stanislawa, 31 ans. À côté d’elle, le curé de l’èglise de Fara à Kazimiersz Dolny. Le couple à droite d’Ignacy : le médecin de village et sa femme, les témoins. Les autres sont des gens du village, employés de la maison. Regardez l’enfant de village contre Jozefina ! Elle aimait les enfants des autres aussi fort que ses propres enfants. À cette époque, Moussia et Julian vivaient avec leurs parents à Moscou, donc il est probable qu’ils aient été emmenés au mariage par Zofia et Wladyslaw, qui travaillait à Moscou.

Ci-dessous, la maison à Wylagi, sur une photo prise en 1944 à travers la clôture laissée par les militaires de l’Armée Rouge qui avaient occupé la maison. Regardez les deux fenêtres du grenier, au centre. Selon l’histoire familiale, le renegat de la famille, Félix Dzierzynski (voir article 5) se présenta à la maison peu de temps après le mariage. Il était recherché par la police pour avoir adressé la parole à des travailleurs en protestation à Pulawy, près de Kazimierz Dolny. La Jozefina généreuse persuada son mari de le cacher au grenier. Depuis, un dicton dans la famille était que leur sainte Jozefina avait sauvé la Révolution russe.

(à suivre)

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