Natasha Borovsky, Larmes Irisées 11

Après une journée de soleil et de vent,
en ce mois d’août, de son barrage blanc,
la nuit s’est mise en marche. Du haut du balcon,
je la vois qui tend sa toile rosacée
sur la ville à mes pieds, en éteint les feux
et les bruits. La fraîcheur de mer semble salée.
L’arbre rouge s’érige devant moi, majestueux.
Les fougères s’épanouissent dans l’humidité,
tandis que ma chatte, penchée sur le jardin,
respire à mon côté avec avidité
le monde enveloppé d’un linge blanc et fin.

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