C’est là, en prolongement de la cuisine,
où je voyage dans le temps, en arrière,
en avant, pas loin, car, vite, je piétine
dans le court présent, fermé par la barrière
de mes quatre-vingt-quatre ans. Car je devine
mal au-delà. Parlons de mon pied-à-terre.
A ma droite, vue sur les maisons voisines
à travers une fenêtre et derrière,
une porte-fenêtre mène en sourdine
par la terrace au jardin. Pleine lumière.

Livres, bloc-notes, plumes à la main. L’eau glacée.
Le téléphone. Et il ne me manque rien
deux heures durant. O la jolie randonnée!
Dans mon alcôve chérie, l’espace est mien.

Natasha Borovsky, 2009

Print Friendly