Natasha Borovsky, Larmes Irisées, 9

Les cerfs-volants à essor électronique,
s’élancent et s’abaissent, tournent sur place,
remplissent le ciel d’une danse fantastique.
Objets de rêve ou êtres d’une autre race
Cerceaux et serpents, oriflammes et bannières,
bizarre ballons à cheveux et longue queue.
les mots manquent pour leurs formes imaginaires,
pour dépeindre leurs couleurs dans le ciel si bleu.
Serait-ce un oiseau dont les ailes palpitent,
un énorme papillon au bout d’un ruban?
Ce monde aérien qui se tord et s’agite,
est serein en même temps comme un jeu d’enfant.
Et la jeune invalide, sur terre, que l’on met
dans une poussette par bicyclette tirée,
sous le signe du spectacle céleste si gai,
évoque le sourire autant que pitié.

après la promenade à la Berkeley Marina 

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