La rose que Stuart a ceuillie dans mon jardin
remplit mon brin d’alcôve de son parfum.
C’est là, dans ce petit  espace que je lis;
et là, dans ma chaise roulante, que j’écris,
lutte de la main gauche avec l’ordinateur,
oblige la main droite d’admettre ses erreurs.
J’y passe une bonne partie de ma journée
y reçois mes visites, prends le déjeuner;
avale mes pillules, monte de l’enfer,
ou plus juste du purgatoire, au grand air
parfumé par la rose à senteur de jasmin
ceuillie par Stuart, reine de notre jardin.

Natasha Borovsky, 2009

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