La rose que Stuart a ceuillie dans mon jardin
remplit mon brin d’alcôve de son parfum.
C’est là, dans ce petit espace que je lis;
et là, dans ma chaise roulante, que j’écris,
lutte de la main gauche avec l’ordinateur,
oblige la main droite d’admettre ses erreurs.
J’y passe une bonne partie de ma journée
y reçois mes visites, prends le déjeuner;
avale mes pillules, monte de l’enfer,
ou plus juste du purgatoire, au grand air
parfumé par la rose à senteur de jasmin
ceuillie par Stuart, reine de notre jardin.

The Rose

The single rose that Stuart picked for me
in our garden, has filled with fragrance
the alcove where, in my wheelchair, I spend
the major part of my day; where I read,
receive visitors, write;
struggle with my left hand, oblige my right
to recognize its faults;
the space where I eat lunch and swallow pills
which lift me from Inferno, or rather
Purgatorio, into fresh air
scented by the rose akin to jasmine
that Stuart from our garden picked.

 

Natasha Borovsky
Berkeley, Californie
23 mai, 2009

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