À l’occasion du centenaire de la naissance d’Albert Camus (7 novembre 1913).

Après la mort prématurée de Camus, la Nouvelle Revue Française publia un numéro spécial, Hommage à Albert Camus, 1913-1960 (1 mars 1960, 8e Année, No 87), auquel ont contribué des dizaines d’auteurs, amis et critiques littéraires.

Parmi eux:  Giacomo Antonini, un des protagonistes de ma “ Chronique de Moussia”  .

Ci-dessous, je reproduis son article, on peut agrandir les images en cliquant.

C’est évident qu’Antonini était une des dernières personnes de rencontrer Camus avant sa mort. Son Hommage, Albert Camus et l’Italie, contient sa dernière interview avec lui. Leur discussion sur l’oeuvre de Camus est révélatrice.

Son oeuvre. Camus en trace le plan et annonce “la troisième étape, qui sera la plus importante et qui commencera avec un roman, un véritable roman.” – Antonini écrit:  

“À ce roman, il attachait beaucoup de prix, car il devait être l’oeuvre de sa maturité d’écrivain. Un essai devait suivre d’ailleurs plus tard.”

Ce premier roman de la dernière étape était, nous le savons tous, Le Premier Homme, publié par sa fille Catherine en 1994, le roman dont le manuscrit fut retrouvé dans l’épave de la voiture dans laquelle mourut Albert.

Il sera particulièrement intéressant pour mes lecteurs fidèles de la “Chronique de Moussia” d’observer  que la discussion sur l’oeuvre fut déclenchée par Antonini, en faisant remarquer “qu’il n’était pas été très convaincu par La Chute … / … Il (Camus)  me regarda d’abord ironiquement, comme s’il était froissé …

La Chute, le tourment de  Jean-Baptiste Clamence, la nouvelle si personnelle de Camus…

Albert Camus avait une bonne raison de regarder Antonini ironiquement, il le connaissait depuis 1946 et, sans aucune doute, il était bien au courant des rumeurs sur les cadavres qu’Antonini avait dans son placard.

 

 

 

 

 

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