La souple fougère,

vert pale, vert clair,
se plie, se penche
et puis s’élance
sous la brise matinale,
automnale.

Mon fils s’en va
à la messe au long pas.
Notre chatte entâme
un cantique à son jouet.
Son chant siamois fend l’âme,
pour faire sourire après.

Mon mari fait boullir
son savoureux café
et s’apprête à me lire
le journal, omises
les nouvelles trop noisives
à ma sensibilité
maladive.

Ma garde Filipine,
à la petite main fine,
arrive pour me baigner,
gaie, habile à me soigner.
Je respire sans siffler,
la vie reprend son attraît.

Natasha Borovsky
Berkeley, 16 au 19 Novembre 2008

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