Jan Doets

Selon quelques de ses amis, sa vue est aussi perçante que celle d’un lynx malgré un accident sportif survenu il y a quarante ans, qui lui a fait perdre la vue de son oeil gauche.

Pendant quelques vingt années, il a vécu dans l’atmosphère humide des forêts tropicales, déménageant fréquemment le long de l’équateur entre la Colombie, la Nigérie et Bornéo. Dans les jungles il buvait les paroles des shamans et d’autres conteurs. Entre-temps, il a collectionné des céramiques orientales et des estampes Japonnaises. Dès son retour en Europe, il s’occupait avec la vie, la lecture et la musique, avec ses antennes particulièrement sensibles à tout ce qui touche l’absurde, le singulier et l’inattendu. Une mémoire comme un piège d’acier. Francophile passionné.

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Natasha Borovsky

 

Née à Paris en 1924 de parents émigrés – son père, le pianiste russe, Alexandre Borovsky, sa mère, Maria Sila-Nowicki, issue de la noblesse russe et polonaise – Natasha Borovsky étudia à Paris et à Lausanne, à l’Ecole Internationale Brillantmont. Obligée de quitter la France au début de la Seconde Guerre Mondiale, elle émigra avec sa mère aux Etats-Unis. Elle passa deux ans au Collège Sarah Lawrence où ses facultés linguistiques exceptionnelles lui permirent d’obtenir un poste de traductrice d’émissions de guerre pour CBS news. Elle resta en Amérique après la guerre mais continua à écrire en français aussi bien qu’en anglais et espagnol.

À partir de 1979 elle publia ses poèmes en trois langues dans revues littéraires et anthologies, participa aux festivals de poésie dans la région de San Francisco et mena des ateliers de poésie dans des collèges et à l’Université de Californie. Avec accompaniment musical, elle récita dans les musées, aux Alliances Françaises et dernièrement aux Amis de la Culture Française en Californie.

Natasha est auteur de deux œuvres de fiction historiques couvrant la première moitié du 20ème siècle. Leurs thèmes principaux étant les effets déstabilisants de la Guerre sur les familles ainsi que le déclin de l’aristocratie Européenne. Son premier roman, Une fille de la Noblesse, fut traduit en dix langues, Russe et Polonais compris. En France, le livre sortait chez Robert Laffont (1986), suivi d’un tirage de France-Loisir. Son second, Lost Heritage, ‘l’Héritage perdu’ (1995) est une suite sur la période 1929-1949, avec de nouveaux  personnages, complétant le drame qui commença durant la Révolution russe et finit au moment de la Conférence de Yalta. En Anglais, elle publia des recueils de poésie sous les titres ‘Drops of Glass’, ‘Desert Spring’, et ‘Grasp the Subtle Lifeline.

Natasha mourut le 31 mai 2012. Stuart Dodds, son mari, m’a donné la permission de publier sur mon blogue des poèmes et réminiscences de Natasha qu’elle écrivait en Français et qu’elle m’envoyait généreusement pendant dix ans, inclus ses souvenirs de son enfance avec les deux fils de Prokofiev.

 

 

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