L’autre jour, ici à La Haye, j’ achetai pour quelques peu d’Euros un exemplaire (la couverture un peu souillée), du numéro 119, 10e année, Nouvelle Série,  de la NRF d’Août 1923, datant donc d’un peu plus de 8 mois après la mort de Proust.

Pourtant, mon achat d’impulsion n’avait rien à faire avec Proust. J’avais vu sur la couverture que parmi les articles il se trouvait La Valise Vide de P. Drieu de la Rochelle et je suis un type curieux.

En ouvrant la revue, je tombais sur la publicité ci-dessus, à côté d’un article d’André Mauriac: « Par la faute de M. de Balzac ».

Regardez les prix originels, mes chers lecteurs.

Aujourd’hui, un ensemble complet des éditions originales sur papier d’édition ‘ordinaire’ n’est pas trop cher. Mais je vous conseille de fouiller les greniers de vos ancêtres à la recherche d’exemplaires sur grand papier, en particulier ceux en format réimposé.

Cherchez ‘A la recherche du temps perdu’, 8 tomes en 13 volumes in-4 tellière et en tirage de tête sur papier vergé Lafuma-Navarre en format réimposé (chez Gallimard, sauf ‘Du côté de chez Swann paru chez Grasset en 1913), tirage variable à 108 jusqu’à 133 exemplaires. Les prix de vente que j’ai vu passer devant mes yeux depuis quelques années, en catalogue : 35000 euros, 55000 euros et une proposition de 75000 Euros.

Recherchez en particulier pour ‘À l’ombre des jeunes filles en fleurs’ en format réimposé premier papier, car ça vaut maintenant jusqu’à 20000 euros tout seul (Prix Goncourt 1919).

Qu’est-ce que Proust ferait, s’il le savait ? Rire dans son cerceuil, où il repose avec son exemplaire chéri de François le Champi ?

Je vous souhaite une bonne recherche.

Print Friendly